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Carnets de route

Carnets de route regroupe des informations spécifiquement destinées aux personnes réfugiées et en demande d’asile, ainsi qu’aux personnes qui les accompagnent. Carnets de route vise à faciliter le processus d’installation à l’arrivée et lors des premières années au Québec.

Ici, vous y trouverez une expérience engageante: des informations fiables, organisées et accessibles sur le fonctionnement de la société québécoise, des démarches à entreprendre, des listes de tâches, des lignes du temps, des schémas résumés, et beaucoup plus encore!

Cliquez si vous souhaitez consulter le site Web en français ou en anglais, puis répondez aux trois prochaines questions pour être dirigé·e vers les bonnes informations.

Parlez-vous:
Image d'une carte de résidence permanente
Exemple d’une carte de résidence permanente
Êtes-vous arrivé·e au Canada avec la résidence permanente?
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Image d'un avis de décision positif de la CISR
Exemple d’un avis de décision positif de la CISRCommission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada
Est-ce que vous avez reçu votre décision de la CISRCommission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada suite à votre audience?
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Votre profil

Demande d'asile

Vous avez demandé l’asile à un point d’entrée ou à l’intérieur du Canada. Vous êtes en attente de votre audience qui décidera si vous êtes reconnu·e comme une personne réfugiée ou à protéger.

Demande d'asile acceptée

Après avoir demandé l’asile auprès du Canada, vous avez eu votre audience et avez été reconnu·e comme une personne réfugiée ou à protéger. Vous pouvez demander la résidence permanente.

Demande d'asile refusée

Après avoir demandé l’asile auprès du Canada, vous avez eu votre audience et n’avez pas été reconnu·e comme une personne réfugiée ou à protéger. Vous explorez les différents recours qui existent.

Réfugié·e

Vous êtes arrivé·e au Canada en tant que personne réfugiée et avec la résidence permanente. Vous êtes accompagné·e soit par un organisme d’accueil, soit par un groupe garant (parrain) pendant votre première année au Québec.

À propos

Le CERDACentre d’expertise sur le bien-être et l’état de santé physique des réfugiés et des demandeurs d’asile fait partie de la direction des affaires académiques et de l’éthique de la recherche du CIUSSSCentre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal et appuie les efforts concertés au sein du réseau de la santé et des services sociaux pour favoriser l’établissement des personnes réfugiées et en demande d’asile au Québec. Le CERDACentre d’expertise sur le bien-être et l’état de santé physique des réfugiés et des demandeurs d’asile a notamment pour mandat de soutenir les onze CISSSCentre intégré de santé et de services sociaux et CIUSSSCentre intégré universitaire de santé et de services sociaux mandatés par le MSSSMinistère de la Santé et des Services sociaux pour effectuer l’évaluation du bien-être et de l’état de santé physique des personnes réfugiées nouvellement arrivées. Il exerce également un rôle-conseil auprès du MSSSMinistère de la Santé et des Services sociaux et contribue au rayonnement de l’expertise québécoise aux niveaux provincial, national et international.

Pour plus d’informations: CERDA

Développé par le CERDACentre d’expertise sur le bien-être et l’état de santé physique des réfugiés et des demandeurs d’asile , Carnets de route est un projet novateur et d’envergure. Il s’agit du premier outil qui offre du contenu fiable et vulgarisé et qui rassemble toutes les informations essentielles à l’installation des personnes réfugiées et en demande d’asile, s’adressant directement à elles ainsi qu’aux personnes qui les accompagnent dans les différentes démarches d’installation au Québec.

Logo qui indique ''Avec la participation financière du gouvernement du Québec''

La bibliographie complète des sources de Carnets de route se trouve sur: https://carnetsderoute.info/bibliographie/

COORDINATION, RECHERCHE et RÉDACTION

Équipe projet de Carnets de route au CERDACentre d’expertise sur le bien-être et l’état de santé physique des réfugiés et des demandeurs d’asile :

  • Emmanuelle Bolduc, chargée de projets
  • Pénélope Langlais-Oligny, professionnelle de recherche et de mobilisation des connaissances
  • Déborah Grausem, professionnelle de recherche et de mobilisation des connaissances
  • Mélanie M. Gagnon, cheffe de services – Transfert de connaissances

RÉVISION LINGUISTIQUE: Si Poirier

CONCEPTION GRAPHIQUE: Julie Brière

CONCEPTION WEB: Atypic et Collectif Web

La reproduction partielle ou complète d’éléments de ce site Web à des fins personnelles et non commerciales est permise, à condition d’en citer la source. Nous souhaitons que la référence soit comme suit:

Bolduc, E., Langlais-Oligny P., Grausem, D. et Gagnon, M.M. (2024). Carnets de route. Centre d’expertise sur le bien-être et l’état de santé physique des réfugiés et des demandeurs d’asile. CIUSSSCentre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal. https://carnetsderoute.info/

Nous tenons à remercier chaleureusement les membres des comités consultatifs qui ont collaboré aux différentes étapes de ce projet (en ordre alphabétique):

COMITÉ CONSULTATIF DE PERSONNES RÉFUGIÉES ET EN DEMANDE D’ASILE

Ana B., M. C., Akim Kisose, Mariam Manai, Viviane Nakoyame Tekougo et B.C. Sagna

COMITÉ CONSULTATIF DES INTERVENANT·ES, CHERCHEURS ET CHERCHEUSES

Naïma Bentayeb (IU SHERPA), Janet Cleveland (IU SHERPA), Audrey Dugas (Équipe de santé des réfugiés de Montréal); Javi Fuentes Bernal (Université de Montréal), Carol-Anne Guay (Centre multiethnique de Québec), Maryam Kabalan (Centre social d’aide aux immigrants), Jubilee Larraguibel (Maison de la famille des Maskoutains), Edward Ou Jin Lee (Université de Montréal); Gabrielle Lefrançois (PRAIDAProgramme régional d’accueil et d’intégration des demandeurs d’asile ), Julien Munganga (Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent), Amélie Pathammavong (Équipe de santé des réfugiés de Montréal), Andy Pelletier-Laliberté (Équipe de santé des réfugiés de Québec), Maryse Poisson (Collectif Bienvenue), Pauline Ronsmans (Service d’aide aux Néo-Canadiens) et Paula Torres Caceres (Centre multiethnique de Québec).

Nous remercions chaleureusement, pour leurs conseils et révisions, Alexis Jobin-Théberge, conseiller-cadre aux partenariats au PRAIDAProgramme régional d’accueil et d’intégration des demandeurs d’asile ; Janet Cleveland, chercheuse sur les droits et la santé des personnes  en demande d’asile, réfugiées et migrantes sans statut à l’IU SHERPA; l’équipe des avocates de la Clinique pour la justice migrante; Paula Torres-Caceres, chargée de projets au Centre multiethnique de Québec; Sylvain Thibault, chargé de programmes en immigration au CRÉDIL; ainsi que Maryse Poisson, directrice des initiatives sociales et Mariangel Betancourt-Diaz, intervenante communautaire au Collectif Bienvenue. La Clinique pour la justice migrante a été en mesure de contribuer au projet grâce au soutien financier de la Chambre des notaires du Québec.

Nous tenons à remercier les personnes des ministères qui ont révisé à différents moments le contenu de certaines sections : le MIFIMinistère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (du Québec) , le MSSSMinistère de la Santé et des Services sociaux , la RAMQRégie de l’assurance maladie du Québec , le MEQMinistère de l’Éducation du Québec , le MESMinistère de l’Enseignement supérieur , le MFAMinistère de la Famille et le MESSMinistère de l’Emploi et de la Solidarité sociale .

Nous remercions aussi Si Poirier, Javi Fuentes Bernal et Mariam Manai pour leurs suggestions concernant l’inclusivité dans la langue française.

Nous tenons à souligner l’apport important de Caroline Clavel, Salima Massoui et Edwige Lafortune, qui ont développé la première phase du projet Carnets de route au sein du CERDACentre d’expertise sur le bien-être et l’état de santé physique des réfugiés et des demandeurs d’asile . Elles ont imaginé le projet et mené à terme une collecte de données extrêmement riche, qui nourrit grandement le produit final.

Un merci spécial à notre collègue Balia Fainstein pour ses relectures assidues à la deuxième phase du projet et à Si Poirier pour son soutien précieux à la saisie de données.

Finalement, nous tenons à remercier la collaboration du MSSSMinistère de la Santé et des Services sociaux et du MIFIMinistère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (du Québec) ainsi que leur soutien financier dans la réalisation de ce projet.

Carnets de route privilégie l’écriture épicène et les formulations neutres (par exemple, «les personnes réfugiées») par souci d’accessibilité et d’inclusivité. Nous utilisons le point médian (par exemple, «les intervenant·es») lorsque des termes précis doivent être conservés tels quels pour faciliter la compréhension globale du texte.

En dernier recours, nous avons utilisé les doublets complets (par exemple, «les traducteurs et les traductrices») lorsque les formulations neutres étaient imprécises et que le point médian compliquait la lecture. Nous reconnaissons toutefois qu’il s’agit d’une solution imparfaite puisqu’elle ne reflète pas les identités des personnes non binaires. Pour des raisons d’accessibilité, nous commençons les doublets complets par le masculin, puis le féminin, tout en reconnaissant que certains corps de métier nommés sont majoritairement occupés par des femmes, par exemple les travailleuses sociales. De plus, nous reconnaissons que le terme «femmes enceintes» ne représente pas la réalité de toutes les personnes enceintes. Par exemple, un homme trans ou une personne non binaire possédant un utérus peut être enceint·e. Nous utilisons «femmes enceintes» par souci de facilité de lecture et d’accessibilité

Ce langage inclusif vise à représenter toutes les personnes qui utiliseront l’outil, incluant les femmes, les personnes trans et les personnes non binaires. Nous reconnaissons qu’il est possible que ce langage ne représente pas les réalités de toutes les personnes concernées.

Nous utilisons l’acronyme 2SLGBTQIAPersonnes bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans, queers, intersexes, asexuelles et toute autre personne issue de la diversité sexuelle et de genre + (qui désigne les personnes bispirituel·les, lesbiennes, gais, bisexuel·les, transgenres, queers, intersexes, asexuelles et toute autre personne issue de la diversité sexuelle et de genre) dans l’objectif de représenter un large éventail d’identités. De la même manière, nous utilisons le terme «identité sexuelle» pour parler de l’orientation sexuelle, de l’affirmation de genre, etc. Nous reconnaissons qu’il est possible que ces termes ne représentent pas les réalités de toutes les personnes concernées.

Nous avons fait ces choix en 2023 en reconnaissant que le langage est en évolution constante.

En incluant des informations concernant spécifiquement les personnes 2SLGBTQIAPersonnes bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans, queers, intersexes, asexuelles et toute autre personne issue de la diversité sexuelle et de genre + et en utilisant l’écriture épicène et inclusive dans Carnets de route, nous souhaitons entre autres reconnaître l’expérience des personnes qui doivent trouver refuge à la suite d’une persécution basée sur leur identité sexuelle ou de genre.

(Collective for Gender+, 2022; Conseil canadien pour les réfugiés, 2013; First Nations Health Authority, s. d.; Gouvernement du Canada, 2022; Indigenous Directions, s. d.; Native Governance Center, 2019; Native Land Digital, 2024; RIQEDI, 2021)

image d'une carte représentant les territoires des différentes nations autochtones au Québec
Crédit : Fabienne Théoret-Jerome

 

Avant l’arrivée des Européen·nes au 16e siècle, le territoire que l’on nomme maintenant Canada était entièrement occupé par les peuples autochtones, soit les Premières Nations, les Inuit et les Métis. La société québécoise vit donc en territoire autochtone, lequel n’a jamais été cédé, là où différents peuples autochtones se sont côtoyés. En effet, il y a onze différentes nations autochtones sur le territoire que l’on nomme maintenant Québec, lesquelles apparaissent dans la légende de la carte ci-haut. De nos jours, une population autochtone diversifiée cohabite avec d’autres peuples au Québec, dont des personnes réfugiées et en demande d’asile. Certain·es sont arrivé·es il y a longtemps et d’autres, plus récemment.

En plus de les priver de leurs territoires traditionnels, la colonisation a eu et continue d’avoir des effets dévastateurs sur les peuples autochtones. De nombreuses lois et systèmes ont dépossédé les peuples de leurs cultures et leurs droits fondamentaux. Notamment, entre 1831 et 1996, 150000 enfants autochtones ont été mis·es de force dans des pensionnats (aussi nommés écoles résidentielles). Aujourd’hui, ce système de pensionnats n’existe plus, mais leur lourd héritage et l’oppression historique exercée sur les territoires, les cultures et les peuples autochtones demeurent. Ces derniers vivent toujours des injustices au sein de la société québécoise, notamment la discrimination.

Les peuples autochtones travaillent très fort pour retrouver et maintenir leurs langues, leurs cultures, leurs savoir-faire, leurs spiritualités et leurs modes de vie. Ils font également un grand travail auprès des infrastructures gouvernementales et de la société québécoise afin de faire reconnaître leur processus d’autonomisation et résoudre leurs revendications constitutionnelles et territoriales par rapport à l’accès à l’éducation et la santé, à l’emploi et au logement, et à d’autres ressources fondamentales.

L’équipe du CERDACentre d’expertise sur le bien-être et l’état de santé physique des réfugiés et des demandeurs d’asile reconnaît que les peuples autochtones ont été les premières personnes à habiter le territoire nommé Canada. Nous voulons nous inscrire dans le cheminement collectif de la vérité, de la guérison et de la réconciliation.

Des liens sont à faire entre la résilience des peuples autochtones et celle des personnes réfugiées et en demande d’asile, à travers leurs combats différents et parfois similaires. Par exemple, certaines personnes réfugiées et en demande d’asile sont elles-mêmes autochtones et peuvent avoir fui leur pays d’origine à cause des effets de la colonisation. La présence des peuples autochtones continue de tous et toutes nous enrichir et peut grandement contribuer au bien-être des personnes réfugiées et en demande d’asile. Nous espérons la possibilité d’une connexion transformatrice entre les personnes autochtones et les personnes réfugiées et en demande d’asile.

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